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Re: Poésie

Posté : 23 déc. 2011 18:20
par poitevin86
Bon, si on ne peut plus être de mauvaise foi............. jsor:

Re: Poésie

Posté : 23 déc. 2011 20:04
par poitevin86
On peut aussi lire :

Née à Paris descendante des familles de boyards Bibescu et Craioveşti de Roumanie, elle est la fille du prince Grigore Bibescu-Basarab, lui-même fils du prince valaque Gheorghe Bibescu et de la princesse Zoe Brâncoveanu. Sa mère est la pianiste grecque Raluca Moussouros, à qui Ignacy Paderewski dédia nombre de ses compositions.
Sa tante, la princesse Elena Bibescu, a, sous le nom d'Hélène Bibesco, joué un rôle actif dans la vie artistique parisienne à la fin du xixe siècle jusqu'à sa mort en 1902.
En 1897, Anne-Elisabeth - dite Anna - âgée de 19 ans épouse Mathieu de Noailles (1873-1942), quatrième fils du septième duc de Noailles. Le couple, qui fait partie de la haute société parisienne de l'époque, a un fils, le comte Anne Jules (1900-1979).
En 1904, avec d'autres dames telles que Mme Alphonse Daudet et Judith Gautier, fille de Théophile Gautier, Anna de Noailles créa le prix « Vie Heureuse », issu de la revue du même nom, qui deviendra plus tard le prix Fémina, récompensant la meilleure œuvre française écrite en prose ou en poésie.
Anna de Noailles est la première femme commandeur de la Légion d'honneur. L'Académie française nomma un prix en son honneur.
Elle est aussi la première femme reçue à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique (au fauteuil 33 ; lui ont succédé Colette et Cocteau).


Et de toutes façons si Cocteau l'appelait Anne, je ne vois pas pourquoi je ne le pourrais pas. pocnt:

bisou: bisou: bisou: bisou: bisou:

Re: Poésie

Posté : 23 déc. 2011 20:05
par JM Lamandé
Ben vous en avez de sacrés fréquentations les poètes !
Des marquis qui s'appellent Anne ! je les trouves mignons ! plier ecroule:
le premier qui me dit homophobe j'lui casse la Gu--le à la récré ! tlv tlv tlv

Il est quand même à noter que comte ou comtesse c'est 2 rangs au dessus de marquis ! mais en dessous du Baron !


Bon quand même un très court poème que je connaissais par coeur du temps que j'étais jeune et amoureux :
J'aimerai être une larme
pour naitre dans tes yeux
vivre sur ta joue
et mourir sur tes lèvres
@micalement
JML

Re: Poésie

Posté : 23 déc. 2011 20:07
par poitevin86
Ma femme

Celle qui partage mon pain
Mon lit et mes joies et mes peines
Éloigne de mon front les haines
D’une caresse de sa main
Que je retrouve dans chaque aube
Et plus belle d’avoir vécu,
J’écoute au fond d’un jour vaincu
Le doux bruissement de sa robe.
Contre les pièges dont dispose
Le malheur, paré désormais
Elle apprête les vins, les mets
Et dans les vases bleus, les roses.
"Ma femme." Le beau possessif
Surtout si la compagne est belle
Blanche, élancée comme un if
Et qui chaque an se renouvelle.
Pour le pire et pour le meilleur
C’est, inlassable volontaire,
Pour l' ici-bas et pour l’ailleurs
Le plus beau don de cette terre
Que cet être aux mains de douceur
Épouse, amante, femme et sœur.

Maurice Fombeure.

In C'était hier et c'est demain © Seghers, 2004


Voila encore un Poitevin.

Re: Poésie

Posté : 23 déc. 2011 21:07
par camper
camperette a écrit :Pour mes enfants

Dans le jardin sous les étoiles
Le givre a couvert les pétales
Plus une feuille sur le bouleau
Pour abriter les oiseaux

La neige couvre les chemins
Qui viendra tendre la main
A celui qui n'a plus rien
Un carton pour seul bien

Aux fenêtres mille lumières
Pour adoucir les nuits d'hiver
Moineaux rouges gorge et merles
Picorent les graines dans la coupelle

Tu grelottes sous ton carton
Je me plains de quelques frissons
Nous passons à côté de toi
Et te voyons tendre les doigts

Sous le sapin nos enfants
Découvriront quelques présents
Au milieu des cris de surprise
Grignotant quelques friandises

Dans le jardin sous les étoiles
Tout doucement comme un voile
La brume du prochain matin
Découvre peu à peu les chemins

En laissant vagabonder
Mon stylo sur le papier
J'ai eu envie de vous dire...
N'oubliez pas que dehors
Dans son carton il s'endort

C'est alors comme une caresse
Le doux rayon du soleil
Apporte enfin la promesse
D'un peu de chaleur au réveil
bisou:
C'est bien j'en découvre tous les jours des talents de ma Camperette. En plus avec des préoccupations qui me touchent beaucoup... merci:

Re: Poésie

Posté : 24 déc. 2011 15:48
par ulysse
A l'école on leur avait dit qu'il ne fallait pas faire d'arbre de noël mais une crèche,parceque l'arbre était une mode étrangère. Chez nous, au contraire, on l'avait toujours fait, et puis ça coûtait moins: quelques bout de ouate pour imiter la neige, des fils de soie colorée, des pommes de pin rougies et une étoile ttaillée dans le bois avec un canif et colorée d'un jaune brillant, quatre petites bougies, et l'arbre devenait resplendissant.

Un autre extrait dans le même paragraphe: "Le père rentre de France" . Je vous ai apporté quelque chose de la France.
Il quitta la chaleur de l'âtre, posa sur la table la caisse et le sac, ouvrit la caisse et commença à en sortir des choses.
----Ca, c'est pour la grand-mère, dit-il en lui tendant un châle en laine noire, et ça c'est pour toi, continua-t-il, en tendant un autre à fleurs à sa femme.
Ces bas fins sont pour Olga et ces trois barres de chocolat pour Giacomo.Pour finir, j'ai ce pain blanc français qu'ils appellent la baguette.

Ce petit extrait modeste mais de circonstances, pour noël d'il y a longtemps. Extrait des saisons de Giacomo de Mario Rigoni Stern, le ton de ce livre est la chronique et il nous donne par sa sincérité un témoignage sur l'absurdité des guerres.Un récit/roman.
Un grand romancier peut-être à découvrir.

Joyeux noël


Ulysse Guy

Re: Poésie

Posté : 24 déc. 2011 16:07
par Raphael 1.0
Image

Re: Poésie

Posté : 04 févr. 2012 18:14
par poitevin86
Dans l'interminable ennui de la plaine.

Dans l'interminable
Ennui de la plaine,
La neige incertaine
Luit comme du sable.

Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune,
On croirait voir vivre
Et mourir la lune.

Comme des nuées
Flottent gris les chênes
Des forêts prochaines
Parmi les buées.

Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune.
On croirait voir vivre
Et mourir la lune.

Corneille poussive
Et vous, les loups maigres,
Par ces bises aigres
Quoi donc vous arrive ?

Dans l'interminable
Ennui de la plaine
La neige incertaine
Luit comme du sable.

Paul Verlaine.

Re: Poésie

Posté : 04 févr. 2012 18:19
par poitevin86

Re: Poésie

Posté : 04 févr. 2012 18:20
par renault
Bonsoir,
impec applau
Claude